{"id":315,"date":"2018-06-13T13:06:21","date_gmt":"2018-06-13T13:06:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.phil.uzh.ch\/elearning\/blog\/tourdesuisse\/?p=315"},"modified":"2018-06-13T13:42:36","modified_gmt":"2018-06-13T13:42:36","slug":"tour-de-suisse-guillaume-denervaud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/2018\/06\/13\/tour-de-suisse-guillaume-denervaud\/","title":{"rendered":"Tour de Suisse: Guillaume D\u00e9nervaud"},"content":{"rendered":"<p>Au loin, diff\u00e9rents embl\u00e8mes noirs flottent.<br \/>\nL\u2019avanc\u00e9e d\u2019une grosse fum\u00e9e fusionn\u00e9e les englobe de grelottements.<br \/>\nLes yeux scotch\u00e9s aux ondulations de reflets anim\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Extrait de CIEL NAPALM, Texte de l\u2019installation Guillaume D\u00e9nervaud, CIEL NAPALM \u2013 tissu peint, couture \u2013 140 x 300 cm \u2013 M\u00c2T, Neuch\u00e2tel, 2017<\/em><\/p>\n<p>Nous nous rencontrons dans son atelier \u00e0 Gen\u00e8ve, pr\u00e8s de la Jonction. Dans ce grand atelier lumineux o\u00f9 l\u2019on peut voir l\u2019Arve qui se jette dans le Rh\u00f4ne une centaine de m\u00e8tres plus bas, je d\u00e9couvre les \u0153uvres de Guillaume D\u00e9nervaud, artiste d\u2019origine fribourgeoise mais \u00e9tabli \u00e0 Gen\u00e8ve. Issu d\u2019une formation dans les arts appliqu\u00e9s tels que la bande dessin\u00e9e, il poursuit un master en arts visuels \u00e0 l\u2019HEAD parall\u00e8lement \u00e0 son travail d\u2019artiste. La technique des \u0153uvres que nous voyons aujourd\u2019hui est le fruit d\u2019un travail et d\u2019une r\u00e9flexion qui ont commenc\u00e9 il y a maintenant quatre ans.<\/p>\n<div id=\"attachment_7796\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 311px\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7796\" src=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"311\" height=\"415\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Guillaume D\u00e9nervaud dans son atelier \u00e0 la Jonction, photo Yamile Caceres, Gen\u00e8ve, avril 2018<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ses premi\u00e8res \u0153uvres telles que\u00a0<em>FLIR ORION SC 7000<\/em>\u00a0(2014) et\u00a0<em>COMPUTER DREAMS<\/em>\u00a0(2015) montrent d\u00e9j\u00e0, ne serait-ce que par leurs titres, une forte attirance avec le monde de la technologie et de la m\u00e9canique. Mais cette attirance n\u2019est pas simple, elle est teint\u00e9e d\u2019une grande m\u00e9fiance\u00a0ainsi que l\u2019on peut le lire entre les lignes du texte qui accompagne l\u2019installation de SPECTROLIA CORPORATION (2018): \u00abEn quelque sorte nous enregistrons vos pens\u00e9es, nous lisons dans vos esprits. (\u2026) Ils observent les diff\u00e9rents tirages noir\/blanc pix\u00e9lis\u00e9s dispos\u00e9s sur la table. Les images proviennent vraisemblablement de cam\u00e9ras de surveillance qui entourent Spectrolia Corporation. Malheureusement pour eux, ils sont parfaitement identifiables\u2026\u00bb<\/p>\n<div id=\"attachment_7797\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 511px\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7797\" src=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/2.png\" alt=\"\" width=\"511\" height=\"248\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Guillaume D\u00e9nervaud,\u00a0<em>FLIR ORION SC 7000<\/em>\u00a0\u2013 dessins aux pigments sur papier \u2013 75\u00d7110 cm \u2013 Circuit, Lausanne, 2014<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette m\u00e9fiance envers la technologie rappelle les dystopies litt\u00e9raires de la science-fiction des ann\u00e9es 1960 et jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui telles que l\u2019\u0153uvre de James G. Ballard ou du cyberpunk avec William Gibson, Bruce Sterling ou des auteurs plus actuels comme Ursula K. Leguin, Alain Damasio ou Mark von Schlegell. Mais dans ce cas la m\u00e9fiance permet un d\u00e9tournement et cette sp\u00e9culation n\u00e9gative de la SF quant aux machines devient une appropriation dans l\u2019\u0153uvre de Guillaume D\u00e9nervaud\u00a0: \u00abJ\u2019aime les images qui sont g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des machines et qui ne sont pas forc\u00e9ment vou\u00e9es \u00e0 \u00eatre esth\u00e9tiques mais qui \u00e0 la base devaient produire de l\u2019information. Ce qu\u2019a fait l\u2019artiste allemand Harun Farocki dans ses vid\u00e9os comme la r\u00e9cup\u00e9ration d\u2019images de surveillance de prisons me parle beaucoup car c\u2019est finalement des images un peu alt\u00e9r\u00e9es, ce qui me pla\u00eet c\u2019est ce qui est de l\u2019ordre de l\u2019accident, ce n\u2019est pas li\u00e9 \u00e0 un cadrage d\u00e9fini. Comme une cam\u00e9ra thermique qui scanne une maison pour voir o\u00f9 il y a une fuite d\u2019\u00e9nergie, c\u2019est ce genre d\u2019effets que j\u2019essaie parfois de reproduire, je m\u2019imagine \u00eatre moi-m\u00eame une sorte de machine.\u00bb<\/p>\n<div id=\"attachment_7798\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 489px\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7798\" src=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"489\" height=\"183\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Harun Farocki, Image de l\u2019installation vid\u00e9o\u00a0<em>Images of War (at a Distance)<\/em>, MoMA 2011<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A l\u2019image de l\u2019\u0153uvre de Paul Teck, Guillaume D\u00e9nervaud ne d\u00e9tourne pas seulement l\u2019imaginaire technique mais aussi l\u2019imaginaire m\u00e9dical. Les reliques et les \u00abrestes\u00bb de notre technologie servent ici de culture \u00e0 une vie bact\u00e9rienne qui semble reprendre ses droits sur les machines. D\u2019ailleurs il avoue volontiers s\u2019inspirer de l\u2019imagerie m\u00e9dicale microscopique: ces larges dessins seraient alors comme d\u2019immenses coupes histologiques agrandies \u00e0 une tr\u00e8s large \u00e9chelle dont les cellules naissent \u00e0 partir de morceaux m\u00e9caniques.<\/p>\n<div id=\"attachment_7806\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 449px\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7806\" src=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Screen-Shot-2018-05-25-at-08.40.03.png\" alt=\"\" width=\"449\" height=\"165\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">\u00e0 gauche: Biopsie de glandes salivaires accessoires avec quelques d\u00e9p\u00f4ts extracellulaires, (coloration HES, standard), Campus d\u2019Anatomie Pathologique \u2013 Coll\u00e8ge Fran\u00e7ais des Pathologistes (CoPath), \u00e0 droite: Guillaume D\u00e9nervaud,\u00a0<em>ILS CR\u00c9ENT DES CATASTROPHES QU\u2019ILS CONTEMPLENT AVEC CURIOSIT\u00c9<\/em>\u00a0\u2013 pigments secs, a\u00e9rographe et gouache sur papier, 125 x 200 cm \u2013 Halle Nord, Gen\u00e8ve, 2017 (d\u00e9tail)<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ainsi les textures et les \u00e9chelles se m\u00e9langent: l\u2019infiniment petit recouvre les murs, la m\u00e9canique est le terreau fertile du vivant, l\u2019\u00e9criture dont les lettres deviennent parfois des dessins se m\u00e9lange aux installations.<\/p>\n<div id=\"attachment_7801\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 477px\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7801\" src=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/6.png\" alt=\"\" width=\"477\" height=\"237\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Extrait du texte HAUSTORIUM, pour l\u2019installation de Guillaume D\u00e9nervaud, HAUSTORIUM- syst\u00e8me luminaire, leds, silicone, papier m\u00e2ch\u00e9, dessins, tubes PVC \u2013 formats divers \u2013 tunnel SLCE 45, Gen\u00e8ve, 2016<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ses \u0153uvres sont donc avant tout des installations\u00a0plurisensorielles, aux multiples facettes. L\u2019\u00e9criture cr\u00e9e des univers d\u00e9sol\u00e9s, urbains, chimiques presqu\u2019hostiles mais l\u2019installation transforme cette r\u00e9alit\u00e9 artificielle et chimique en de larges labyrinthes organiques qui rappellent les Carceri du Piran\u00e8se (18\u00e8me si\u00e8cle) mais dans une version futuriste.<\/p>\n<div id=\"attachment_7810\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 475px\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7810\" src=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Screen-Shot-2018-05-25-at-08.54.48.png\" alt=\"\" width=\"475\" height=\"274\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">\u00e0 gauche: Giovanni Battista Piranesi, Planche VI\u00a0:\u00a0<em>Le Brasier fumant, Carceri\u00a0d\u2019Invenzione<\/em>\u00a0(les Prisons imaginaires), eau-forte , 1761 (2\u00e8me \u00e9dition), \u00e0 droite: Guillaume D\u00e9nervaud,\u00a0<em>Sceptique, _\\` \/<\/em>\u00a0, lithographie sur papier Rives pur chiffon 250g\/m2, 66,5 x 46,5 cm (dessin 56 x 37,5 cm)<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019installation que nous pourrons \u00abexp\u00e9rimenter\u00bb \u00e0 B\u00e2le reprendra quelques \u00e9l\u00e9ments de SPECTROLIA CORPORATION mais son ambiance sera toute autre\u00a0: d\u2019une ambiance poussi\u00e9reuse et dense couleur orange, nous entrerons dans un espace caut\u00e9ris\u00e9 et clinique, violet, anthracite et noir. Il s\u2019agit donc un espace \u00ab\u00a0froid\u00a0\u00bb dans lequel nous allons entrer. L\u2019installation comprendra trois peintures de grand format rassembl\u00e9es dans un espace semi-clos. Cette \u00ab\u00a0chambre\u00a0\u00bb sera ferm\u00e9e par une b\u00e2che dont le toit int\u00e8grera trois lampes aux formes ribosomiques. Les formes s\u2019associeront et se r\u00e9pondront dans cet espace o\u00f9 nous devenons un nouvel organite\u00a0: les formes des lampes r\u00e9pondent aux formes que l\u2019on voit dans les peintures. Cette \u00ab\u00a0cellule\u00a0\u00bb pourra \u00eatre vue de deux mani\u00e8res diff\u00e9rentes\u00a0: en y p\u00e9n\u00e9trant o\u00f9 en la regardant de loin depuis le balcon o\u00f9 l\u2019on pourra apercevoir la membrane du toit \u00e0 travers laquelle on apercevra les lampes en m\u00e9tal.<\/p>\n<p>Cette installation fait appel \u00e0 diff\u00e9rentes techniques. Les peintures de grand format ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es \u00e0 partir de pigments secs et de peinture \u00e0 l\u2019a\u00e9rographe, tout comme les peintures de l\u2019installation SPECTROLIA CORPORATION. La \u00ab\u00a0membrane\u00a0\u00bb qui d\u00e9finit l\u2019espace est une b\u00e2che peinte sur laquelle seront fix\u00e9es des lampes d\u00e9coup\u00e9es dans le m\u00e9tal que l\u2019artiste a dessin\u00e9es. C\u2019est par le m\u00e9lange de ces diff\u00e9rentes techniques que D\u00e9nervaud a cherch\u00e9 \u00e0 construire une niche urbaine qui d\u00e9coupe l\u2019espace de l\u2019exposition de B\u00e2le.<\/p>\n<div id=\"attachment_7804\" class=\"wp-caption aligncenter\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7804\" src=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/9.png\" alt=\"\" width=\"372\" height=\"272\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Guillaume D\u00e9nervaud,<em>\u00a0L\u2019ORANGER \u2013 |) \u0190 \u2223\u2283 \u2200 \u221f \u2295 \u2013<\/em>\u00a0syst\u00e8me luminaire bouilloires, dessins, s\u00e9parations PVC \u2013 techniques et formats divers \u2013 LivingYourHead, Gen\u00e8ve, 2017<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00abLa lampe tubulaire post-industrielle s\u2019humanise sur son pied de b\u00e9ton, la technologie de l\u2019appareil rend des couleurs chimiques s\u00e9par\u00e9es en strates organiques. (\u2026) Certains ph\u00e9nom\u00e8nes invisibles \u00e0 l\u2019\u0153il nu sont maintenant perceptibles. Les diff\u00e9rences de temp\u00e9rature des mat\u00e9riaux composant l\u2019espace se muent en effets optiques hypnotiques.\u00bb\u00a0<\/em>(D\u00e9nervaud, PC -34-, 2015)<\/p>\n<p>Ainsi absorb\u00e9s dans ce r\u00e9seau de tensions, nous deviendrons \u00e0 notre tour une pi\u00e8ce, un boulon, un fluide int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l\u2019entit\u00e9 et \u00e0 son atmosph\u00e8re. Paysage mi-post-apocalyptique mi-cellulaire, l\u2019\u0153uvre de Guillaume D\u00e9nervaud cr\u00e9e et recr\u00e9e des espaces comme des \u00abbr\u00e8che[s] \u00e9motionnelle[s] et temporelle[s]\u00bb\u00a0(D\u00e9nervaud, PC -34-, 2015) o\u00f9 notre parcours devient une \u00aberrance titubante et floue.\u00bb (D\u00e9nervaud, (~^~), 2015)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Texte: Yamile Caceres<\/p>\n<p>Publi\u00e9\u00a0dans le cadre\u00a0du cours\u00a0Tour de Suisse. L\u2019art\u00a0et ses institutions\u00a0en Suisse,\u00a0une collaboration entre\u00a0l\u2019Institut d\u2019histoire\u00a0de l\u2019art\u00a0de\u00a0l\u2019Universit\u00e9 de Zurich, le Domaine d\u2019Histoire de l\u2019art\u00a0de\u00a0l\u2019Universit\u00e9\u00a0de Fribourg et l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la culture,\u00a0avec le soutien\u00a0de la Fondation\u00a0Boner\u00a0pour l\u2019art et la culture.<\/p>\n<p>Artikel auf <a href=\"http:\/\/journal.swissartawards.ch\/participants\/guillaume-denervaud\/\">Swiss Art Awards Journal<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au loin, diff\u00e9rents embl\u00e8mes noirs flottent. L\u2019avanc\u00e9e d\u2019une grosse fum\u00e9e fusionn\u00e9e les englobe de grelottements. Les yeux scotch\u00e9s aux ondulations de reflets anim\u00e9s. Extrait de CIEL NAPALM, Texte de l\u2019installation Guillaume D\u00e9nervaud, CIEL NAPALM \u2013 tissu peint, couture \u2013 140 x 300 cm \u2013 M\u00c2T, Neuch\u00e2tel, 2017 Nous nous rencontrons dans son atelier \u00e0 Gen\u00e8ve,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":280,"featured_media":352,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10,11],"tags":[],"class_list":["post-315","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-swiss-art-awards-artikel","category-fs18"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/315","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/users\/280"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=315"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/315\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":319,"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/315\/revisions\/319"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/media\/352"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=315"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=315"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dlf.uzh.ch\/sites\/tourdesuisse\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=315"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}